Montéhus – 1912
Cette chanson de Montéhus a été écrite pour les mouvements de jeunesse socialistes d’abord (avant le congrès de Tours en 1920 qui consacrera la scission entre les socialistes de la SFIO et le désormais Partie communiste), puis par les mouvements de jeunesse communistes qui en feront leur hymne officielle.
Remaniée plusieurs fois dans la première moitié du XXè siècle, d’autres couplets lui furent ajouté (dont un par Aragon), seul les trois premiers sont de Montéhus.
J’ai choisi de conserver cette version original et particulièrement l’enregistrement de Marc Ogeret.
Marc Ogeret, Chansons de révolte et d’espoir
Le chant de la jeune garde
Montéhus – 1912
1.
Nous sommes la jeune France
Nous sommes les gars de l’avenir
Elevés dans la souffrance,
Oui, nous saurons vaincre ou mourir.
Nous combattons pour la bonne cause,
Pour délivrer le genre humain
Tant pis si notre sang arrose
Les pavés sur notre chemin.
[Refrain]
Prenez garde ! Prenez garde !
Vous les sabreurs, les bourgeois, les gavés, [et les curés]
V’là la jeune garde ! V’là la jeune garde,
Qui descend sur le pavé.
C’est la lutte finale qui commence, [Prenez garde !]
C’est la revanch’ de tous les meurt de faim [Prenez garde !]
C’est la révolution qui s’avance, [Prenez garde !]
Et qui sera victorieuse demain. [Prenez garde !]
Prenez garde ! Prenez garde ! A la jeune garde !
2.
Enfants de la misère,
De force nous sommes des révoltés
Nous vengerons nos pères
Que des brigands ont exploité.
Nous ne voulons plus de famine
A qui travaille il faut du pain,
Demain nous prendrons les usines,
Nous sommes des hommes et non des chiens.
[REFRAIN]
3.
Nous n’ voulons plus de guerre
Car nous aimons l’humanité,
Tous les hommes sont nos frères
Nous clamons la fraternité,
La République universelle,
Tyrans et rois tous au tombeau !
Tant pis si la lutte est cruelle
Après la pluie le temps est beau.
[REFRAIN]