Rafael CARRATALA RAMOS – 1889
La paternité et la date de cette chanson ne sont pas certaines mais elle est traditionnellement attribuée au journaliste Rafael Carratalá Ramos, présentée lors du premier (1885) ou, plus vraisemblablement, du deuxième (1889) concours socialiste espagnol affilié à la première internationale.
D’inspiration anarcho-syndicaliste, elle est très populaire dans les mouvements ouvriers espagnols durant toute la fin du XIXè et la première moitié du XXè siècle.
Il en existe au moins trois versions : la première de 1889 (ou 1885), une seconde enregistrée en 1936, durant la guerre civile espagnole et très peu différente de l’originale, la troisième est une version intitulée Himno anarquista ou Salud proletarios.
Une version A cappella par Serge UTGE-ROYO dans Contrechants… De ma mémoire, Volume 1 (uniquement les deux premier couplets – hélas)
Hijos del pueblo
Rafael CARRATALA RAMOS – 1889
Hijo del pueblo, te oprimen cadenas
y esa injusticia no puede seguir,
si tu existencia es un mundo de penas
antes que esclavo prefiere morir.
Esos burgueses, asaz egoístas,
que así desprecian la Humanidad,
serán barridos por los anarquistas
al fuerte grito de libertad.
Rojo pendón, no más sufrir,
la explotación ha de sucumbir.
Levántate, pueblo leal,
al grito de revolución social.
Vindicación no hay que pedir;
sólo la unión la podrá exigir.
Nuestro pavés no romperás.
Torpe burgués.
¡Atrás! ¡Atrás!
os corazones obreros que laten
por nuestra causa, felices serán.
Si entusiasmados y unidos combaten,
de la victoria, la palma obtendrán.
Los proletarios a la burguesía
han de tratarla con altivez,
y combatirla también a porfía
por su malvada estupidez.
Rojo pendón, no más sufrir,
la explotación ha de sucumbir.
Levántate, pueblo leal,
al grito de revolución social.
Vindicación no hay que pedir;
sólo la unión la podrá exigir.
Nuestro pavés no romperás.
Torpe burgués.
¡Atrás! ¡Atrás!
Fils du peuple, tu es opprimé,enchaîné
et cette injustice ne peut continuer,
si ton existence est un monde de souffrance
Plutôt mourir que vivre en esclavage.
Ces bourgeois, si égoïstes,
qui méprisent ainsi l'Humanité,
seront balayés par les anarchistes
au puissant cri de la liberté.
Travailleur, assez de souffrance,
l'exploitation doit succomber.
Lève-toi, peuple loyal !
au cri de la révolution sociale.
La revendication ne se demande pas ;
Seule l'union pourra l'exiger.
Notre rempart ne cédera pas,
Stupide bourgeois.
Arrière! Arrière!
Les cœurs des ouvriers qui battent
Pour notre cause seront heureux.
S'ils luttent enthousiastes et unis,
la palme de la victoire sera pour eux.
Les prolétaires face à la bourgeoisie
Doivent se dresser avec fierté,
et aussi la combattre avec ténacité.
pour sa bêtise criminelle.
Bannière rouge, assez de souffrance,
l'exploitation doit succomber.
Lève-toi, peuple loyal !
au cri de la révolution sociale.
La revendication ne se demande pas ;
Seule l'union pourra l'exiger,
Notre rempart ne cédera pas,
Stupide bourgeois.
Arrière! Arrière!
Merci à Nathalie pour la traduction.
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