J.-P. Sèvres – 1971 (?)
Une chanson, dont je n’ai pas trouvé la date mais qui semble avoir été écrite durant l’année 1971 par Jean-Paul Sèvres, plus connu pour son registre comique. Je n’ai trouvé trace d’enregistrement que sur l’album de Marc Ogeret « Chansons de Révolte et d’Espoir« .
Elle fait directement échos au procès de Burgos de 1970, un procès expéditif et partisan durant lequel des militants indépendantistes Basques sont jugé pour la mort d’un responsable local de la police espagnole franquiste. Sur les 16 accusés, 6 seront condamnés à mort puis, face à la pression populaire et surtout internationale, verrons cette peine communié en peine de 30 ans d’emprisonnement.
Ce qui fera date dans ce procès est que pour la première fois les accusés auront la possibilité à se défendre publiquement, dénonçant la brutalité du régime et les actes de torture qu’ils ont subit. Depuis la fin de la guerre civile, le régime franquiste était coutumier des enfermements arbitraires et violents des opposants, comme le poète Marcos Ana (évoqué, lui et les autres dans la chanson).
La chanson appelle directement à s’opposer à la dictature franquiste par la lutte armée.
Il est à rappelé que le ville de Burgos revêt une importance particulière pour le régime franquiste, puisque la première à avoir été conquise par les troupe du dictateur lors de la guerre civile.
Marc OGERET, « Chansons de Révolte et d’Espoir«
Burgos
J.-P. Sèvres – 1971 (?)
1.
Sur les ruines d'un mur
D'il ya cinquante ans
J'entendis un murmure
Comme celui du vent
Une voix appelait à la révolution
Au temps où l'on mettait les poètes en prison
[REFRAIN]
Aussi vrai que ce soir la mort me fait crédit
Remballez vos guitares et sortez vos fusils
2.
Si j'ai sauvé ma tête
J'en ai pris pour trente ans
Ne faîtes pas la fête
On la f'ra dans trente ans
S'il est vrai que le Christ dit "tu ne tueras pas"
Qu'il est triste de voir les prêtres d'ici-bas
[REFRAIN]
3.
N'encombrez pas l'Histoire
De vos complets vainqueurs
Et s'il vous plais de boire
Ne buvez pas mes pleures
Car sur le prix du vin vous payez les soldats
Qui enchainent mes mains, en vos noms, c'est la loi
[REFRAIN]
4.
Vous les brodeurs de mots
Qui vous servez de moi
Pour gagnez vos bravos
Pour cachez vos émois
En militant au nom de votre vanité
Nous sommes en prison pour votre liberté
[REFRAIN]
5.
Sur les ruines d'un mur
D'il ya cinquante ans
J'entendis un murmure
Comme le bruit du vent
Une voix appelait à la révolution
Au temps où l'on mettait les poètes en prison