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Le chant de l’Internationale

Hymne des travailleurs

Paul Burani et Alfred Isch-Wall – 1871

 

Chanson peu connue, bien moins en tout cas que celle d’Eugène POTTIER, elle a été écrite pour et pendant la Commune de Paris. Ces deux auteurs furent promoteur et animateur de la Fédération des auteurs et artistes des Théâtres et concerts de le Commune. 

Les différents couplets reprennent les thématiques fortes des luttes sociales du temps : antimilitarisme et refus de la guerre, universalité, convergence des luttes, Répartition des richesses…

 

Le chant de l’Internationale

Paul Burani et Alfred Isch-Wall

1871

1.
Fils du travail, obscur, farouche ;
Debout à la face du ciel.
Viens, que ton cœur et que ta bouche
Proclament ton droit immortel !
Plus de parias, plus d’ilotes,
Regarde l’avenir prochain,
Plus de tyrans, plus de despotes,
Devant le peuple souverain !

[REFRAIN]
Le drapeau de l’Internationale
Sur l’univers est déployé.
C’est la révolution sociale,
C’est la révolution sociale
Par le travail et la fraternité !
C’est la révolution sociale,
C’est la révolution sociale
Par le travail et la fraternité.


[REFRAIN]

2.
Que veut dire ce mot : Patrie !
Que veut dire ce mot : Soldat !
La guerre n’est qu’une infamie
La gloire un grand assassinat
Avec l’enclume et la charrue
Il faut combattre désormais ;
Que l’univers entier se rue,
Sous la bannière du progrès !

[REFRAIN]

3.
Le travail, c’est la loi commune ;
Le devoir aimer son prochain ;
Que la misère ou la fortune
N’arment plus le bras d’un Caïn !
Le hasard fait le prolétaire
La richesse est un bien d’en haut
Il faut Citoyens sur la terre,
L’égalité pour seul niveau.
[REFRAIN]

4.
Religion, divine flamme
Des mondes sublime flambeau ;
Partout, c’est l’ignorance infâme
Qui s’abrite sous ton drapeau
Tes ministres qu’on doit maudire
Peuvent dérober ta clarté ;
Les peuples apprendront à lire
Au livre de la liberté !

[REFRAIN]

5.
Rois, vous élevez des frontières,
Séparant peuples et pays ;
Et de tous les peuples, des frères,
Vous avez fait des ennemis !
Ce n’est plus la bête de somme
Des tyrans subissant les lois :
Le peuple avec les droits de l’homme
Va briser le sceptre des rois.

[REFRAIN]

6.
Laboureur, paysan, la terre
C’est ton outillage, ton pain,
L’ouvrier des viles, ton frère,
Ne demande pas d’autre bien
Le travail ne veut plus d’entrave
Plus de veau d’or, plus d’exploiteur,
Le Capital n’est qu’un esclave
Le vrai roi, c’est le travailleur !.